Mot-clé: PALESTINE
Il n’a commis aucun crime ni aucun délit mais malgré cela, il a été condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien installé en pleine Cisjordanie. De naissance franco-palestinien, il n’est de jure « que » Français du fait de l’occupation israélienne de Jérusalem-Est où il réside comme sont privés de toute nationalité les Palestiniens vivant dans cette partie de la ville. Tant que les autorités françaises se sont portées « au secours » de tous les Français victimes d’arbitraires à l’étranger, dans le cas présent elles restent particulièrement silencieuses et, le Président la république refusant même de recevoir, à la différence notable de tous les autres cas connus, Denise Hamouri, la mère de Salah, qui est originaire de Bourg-en-Bresse. Salah Hamouri est le seul Français de par le monde à être en prison uniquement pour des raisons politiques, lui qui ne cache pas son refus de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens occupés, inclus Jérusalem-Est. Si rien n’est fait pour le libérer, entré en prison à l’âge de 20 ans, Salah Hamouri en sortira à l’âge de 27 ans. Ce n’est pas supportable pour lui et pour l’idée qu...
Droit de réponse Auteur : Dominique Vidal - Source : Info-Palestine Pierre-Yves Salingue, au fil d’un long triptyque consacré à la situation en Palestine, nous présente - l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et moi - comme des « fantassins français » du Premier ministre palestinien Salam Fayyad, tous nos efforts visant, selon lui, à lui assurer le soutien le plus large dans notre pays. À l’appui de cette affirmation fantaisiste, il cite brièvement deux rapports que j’ai présentés - au nom du Bureau national de l’AFPS - au Conseil national de celle-ci, fin septembre 2009, puis à la Conférence nationale de ses groupes locaux, fin mai 2010. Faire dire n’importe quoi à des phrases extraites de leur contexte n’est certes pas un procédé vraiment nouveau. Mais l’auteur pousse ici l’exercice un peu trop loin pour prétendre à l’honnêteté minimale qui rend un débat intéressant. Comme le lecteur pourra le vérifier sur le site de l’AFPS, les passages concernant Salam Fayyad comportent en effet, dans le premier rapport, 1 289 signes sur 28 602, soit 4,5 % du texte, et le second 589 signes sur 35 963, soit 1,6 % ( ). Le moins qu’on puisse dire est que, quantitativement, l’appréciation portée sur Salam Fayyad n’est donc pas centrale dans ma démarche et dans celle de l’AFPS. Qualitativement, l’appréciation de Pierre-Yves Salingue n’est pas moins absurde. Loin d’espérer un quelconque « miracle » sur le terrain, toute la démarche de l’AFPS consiste à souligner que la responsabilité essentielle dans la solution du problème...
Trop c’est trop ! La répugnante décision des principaux théâtres israéliens d’organiser, pour la première fois, un festival dans la colonie d’Ariel, au cœur de la Cisjordanie occupée, a provoqué une réaction salutaire de nombreux acteurs, metteurs en scène et scénaristes. Le mouvement de protestation a été lancé au milieu de la semaine par un membre de la troupe du théâtre national Habima, Youssef Sweid. Mais dimanche matin, il avait déjà été rejoint par 52 autres gens de théâtre, parmi les plus connus de la scène israélienne. Dans un texte commun, ils déclarent qu’ils ne mettront pas les pieds à Ariel et appellent leurs employeurs à mettre fin au scandale. « Ariel n’est pas une implantation légale, son existence contrevient au droit international et aux traités que l’Etat d’Israël a signés. En clair, quiconque se produit là-bas est un délinquant au regard du droit international. Les directions théâtrales qui ont décidé la tenue de ce festival à Ariel devraient avoir le courage, ce qui n’est pas le cas, d’informer leurs acteurs que pour aller à Ariel, il faut prendre des routes réservées aux Juifs et interdites aux Palestiniens. Y aller, c’est légitimer les colonies et l’apartheid », déclare le dramaturge Vardit Shalfi, l’un des promoteurs de la pétition. Le sursaut de ces artistes fait bien entendu enrager colons et gouvernement, qui pensaient que l’affaire était dans le sac, dès lors que les dirigeants des théâtres avaient conclu le honteux m...
Une autre voie est possible Auteur : Pierre-Yves Salingue - Source : Ecrits Politique - Silvia Cattori
Les dirigeants du mouvement de solidarité complices des "Pétain palestiniens" ? (3/3) Pierre-Yves Salingue appelle les dirigeants du mouvement de solidarité avec le Peuple palestinien à soutenir, sans conditions ni réserves, sa lutte de libération nationale, son droit à l’autodétermination, dont le droit au retour des réfugiés est une composante majeure. Il appelle les militants à engager une solidarité digne de ce nom et à cesser d’apporter leur soutien à ceux qui s’enlisent dans des prétendus « processus de paix » qui ont conduit le peuple palestinien à la catastrophe actuelle. 29 août 2010 Cet article fait suite à : « Les fantassins français de Salam Fayyad » Trois balises pour un soutien sans réserves ni conditions 1) La satisfaction des droits d’un peuple opprimé se fait nécessairement au détriment de l’oppresseur La cause palestinienne est la cause d’un peuple opprimé, victime d’une colonisation sioniste, historiquement encouragée par les puissances occidentales, et aujourd’hui menacé de destruction par un Etat colonial activement soutenu par l’impérialisme. Comme dans tous les conflits qui opposent des adversaires de force très inégale - et comme dans toutes les situations d’oppression de longue durée - il y a place pour des actions humanitaires d’aide aux populations victimes de l’agression. Ce n’est pas faire offense à ces actions, pour certaines d’entre elles utiles aux pop...
Les dirigeants du mouvement de solidarité complices des "Pétain palestiniens" ? (2/3) Fort de moyens financiers considérables fournis par l’Occident, le gouvernement fantoche de Salam Fayyad, dont les forces de sécurité sont commandées par un général états-unien, n’hésite pas à user de la répression pour contrôler les deux terrains où s’exprime aujourd’hui, en Cisjordanie, la lutte du Peuple palestinien contre l’occupant israélien : les comités populaires contre la construction du mur, et le boycott d’Israël. Face à cette politique qui vise à neutraliser la résistance, et sous couvert d’une « solidarité critique » et de « respecter le choix des Palestiniens » - alors que Salam Fayyad n’est que le choix du gouvernement états-unien, de l’Europe et du FMI - l’Association France Palestine Solidarité est en réalité passée du soutien discret au soutien affirmé. Et, en proposant au mouvement de solidarité « d’accompagner avec vigilance la relance du processus de paix par Washington et de permettre à Bruxelles de jouer un rôle moteur », elle invite les militants à jouer un rôle actif dans la conclusion d’un accord qui marquerait l’enterrement définitif des exigences palestiniennes, constate Pierre-Yves Salingue. 28 août 2010 « Solidarité critique » ? Solidarité critique. Tel est le titre donné par Dominique Vidal à la présentation d’une récente publication de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité). Il y c...
Malgré la propagande acharnée des autorités israéliennes visant à justifier les mesures cruelles qu'elles prennent à l'encontre des Palestiniens, malgré les sanctions qu'encourent les "aidants", des initiatives sont lancées ça et là pour dénoncer ce traitement inhumain. Comme par exemple, l'ONG "Breaking the silence" qui recueille les témoignages d'anciens soldats qui ont servi dans les T.O. au cours de la seconde Intifada. Article de Jonathan Cook , Dissident Voice, 24 août 2010: "Israelis Risk Jail to Smuggle Palestinians/600 Sign up for Campaign of Disobedience
Les membres d'une association israélienne risquent la prison en faisant entrer clandestinement des Palestiniens en IsraëlLa campagne de désobéissance civile recueille 600 signatures Près de 600 membres d'une association israélienne ont signé l'appel à la désobéissance civile où ils acceptent le risque d'être condamnés à des peines de prison pour permettre à des enfants et des femmes de Palestine d'avoir un aperçu de ce qu'est la vie en dehors de la Cisjordanie occupée.
Fin connaisseur en matière de "races" et de racisme, Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur vient de déclarer au lobby israélien que les "actions et les appels au boycott des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la discrimination raciale ». (sic). Fin connaisseur, disions-nous à l’instant, car Hortefeux a été lui-même récemment condamné pour injure raciale par le tribunal de Paris, après ses propos sur les Arabes :"quand il y en un ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes". Voici ce que l’on trouve, à propos de Hortefeux, sous la plume de Serge Golan, sur le site sioniste hamodia : " No 135 , Communauté Israël Cette fois, la prise de position est officielle et sans ambigüité : le boycott des produits israéliens constitue un « crime », dénoncé voilà quelques jours par le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux. Une déclaration qui tranche avec le silence prudent observé par les autorités françaises depuis le lancement en janvier 2009 de la campagne de manifestations contre les magasins de grande surface distribuant des produits israéliens et « casher ». « Vous avez attiré mon attention sur l’importance de sanctionner les agissements du Collectif BDS [Boycott, désinvestissement, sanctions] en raison des agissement de certains de ses membres dans les magasins d’alimentation, rappelle ainsi Brice Hortefeux dans un courrier adressé au Centre Simon Wiesenthal. Tout comme vous, je considère que ces actio... Les dirigeants du mouvement de solidarité complices des "Pétain palestiniens" ? (1/3) Dans cette remarquable analyse Pierre-Yves Salingue démontre, avec force arguments, que la réalisation du plan néolibéral du Palestinien Salam Fayyad, « Premier ministre » illégitime imposé par les États-Unis, passe par la liquidation de toute forme de résistance authentique à l’occupant israélien. 27 août 2010 Cet article fait partie d’une suite comprenant les titres : Salam Fayyad et Mahmoud Abbas Il y accuse notamment Salam Fayyad, le « Premier ministre non élu basé à Ramallah », de vouloir torpiller la campagne de BDS et aussi de tenter de récupérer les actions de terrain de la « résistance populaire ». Peu de temps avant, Jamal Juma, coordinateur palestinien de la campagne contre le mur (Stop the Wall), avait déclaré que « l’Autorité Palestinienne cherchait à paramétrer la résistance pacifique contre le mur d’apartheid en fonction de sa propre vision pour en prendre le contrôle ». Au même moment, Mousa Abu Maria, coordinateur de Palestine Solidarity Project et anim...
Des photos sur facebook d’une soldate en service posant à côtés de Palestiniens aux yeux bandés ont causé une tempête médiatique. Suite à cela, deux anciennes soldates ont partagé leur expérience personnelle Ce fut un simple mot gribouillé sur un mur de l’université hébraïque de Jérusalem qui a réveillé un souvenir profondément enfoui en Inbar Michelzon, deux ans après la fin de son service militaire obligatoire dans les Forces de Défense Israéliennes. Le mot était "occupation". "Il m’a vraiment semblé que quelqu’un disait l’indicible" racontait-elle la semaine dernière dans un café de Tel Aviv. "Cela m’a fait un choc. Il y avait un graffiti qui disait ’mettez fin à l’occupation’. Et j’ai eu envie, c’est à dire, oui, maintenant je peux parler de ce que j’ai vu". Michelson est ainsi devenue une des rares soldates démobilisées à oser parler de son expérience militaire, chose qui lui a valu des accusations de trahison et de déloyauté. Il est impossible de savoir dans quelle mesure ces témoignages décrivent la norme mais ils contredisent en tous cas l’image de "l’armée la plus morale du monde"que l’IDF présente d’elle-même. Des inquiétudes au sujet de la culture de l’armée israélienne se sont exprimées la semaine dernière suite à la publication sur facebook des photos d’une soldate en service armé posant près de Palestiniens aux yeux bandés et aux mains liées. Ces images rappellen...
Ils vinrent chercher Amir. Tard dans la nuit, ce mois de mai, en frappant à coups redoublés à notre porte, en terrifiant nos deux filles adolescentes et en plongeant notre maison dans un désordre indescriptible, écrit Janan Abdu. Janan Abdu avec ses deux filles, à l’extérieur d’une audience à huis clos après l’arrestation son mari Ameer Makhoul, le 12 mai 2010 - Photo : Oren Ziv/ActiveStills Il m’arrivait souvent de dire à mon mari : « un jour, c’est toi qu’ils viendront chercher ». Mon mari, Ameer Makhoul, président du Comité Public pour la Protection des Libertés Politiques initiait une campagne de sensibilisation contre le harcèlement continuel que les services de sécurité infligent à notre communauté, les Palestiniens Citoyens d’Israël. Ils vinrent chercher Amir. Tard dans la nuit, ce mois de mai, en frappant à coups redoublés à notre porte, en terrifiant nos deux filles adolescentes et en plongeant notre maison dans un désordre indescriptible. Je fais maintenant partie de ces cohortes de femmes de prisonniers palestiniens, des milliers dans les territoires occupés et au sein d’Israël. L’audition d’Amir, le 13 juillet - de la persécution et rien d’autre - menace d’être le début d’un long cauchemar judiciaire qui apportera l’horreur de la séparation pendant de longues années. Tel est le cours qui se dessine immanquablement, à moins qu’Amir ne bénéficie d’un procès équitable et que ses premières déclarations, arrachées par la force, soient ...
De Talila Kosh, animatrice de New Profile, ONG israélienne qui se bat pour une "démilitarisation" de la société civile israélienne.NP soutient notamment les refuzniks, les anarchistes contre le mur et sont très actives dans le collectif israélien "women4peace".
Cette expédition humanitaire, qui entend passer outre le blocus mis en place illégalement par Israël, est exclusivement conduite par des femmes, de toutes origines et confessions, célèbres ou inconnues. Il appartiendra donc au gouvernement israélien de faire donner l’assaut contre des femmes sans défense s’il entend poursuivre le blocus. L’annonce de cette expédition a soulevé une vive inquiétude à Tel-Aviv. Israël, par la voix de son ambassadrice a déjà saisi trois fois le Conseil de sécurité à ce sujet, tandis que le Quatuor pour le Proche-Orient (ONU, USA, Russie, Union européenne) a appelé les deux parties au calme. Israël étant en guerre contre le Liban, la loi libanaise n’autorise pas à affréter de navire pour Gaza. Il avait donc été prévu de faire transiter le bateau par Chypre. Cependant, le gouvernement chypriote a interdit l’escale. Devant l’émotion de l’opinion publique libanaise, Beyrouth a donc accordé une dérogation à l’expédition humanitaire. Cette initiative revient à la Libanaise Samar el-Hajj, déjà connue pour son action pour l’amélioration des conditions de détention des prisonniers de droit commun au Liban et pour leur réinsertion. Mme el-Hajj est l’épouse de l’ancien chef de la police libanaise, le général Ali Salah el-Dine el-Hajj, qui avait été accusé à tort d’être impliqué avec trois autres généraux...
19/08/2010 Deux militaires israéliens, accusés d'avoir volé des ordinateurs et des téléphones portables à bord d'un bateau de la flottille interceptée le 31 mai par des commandos israéliens au large de Gaza, ont été arrêtés, c'est ce qu'ont indiqué jeudi des médias israéliens. Israël
L’“Etat membre” le plus coûteux de l’Union Auteur : Óscar Abou-Kassem - Source : Alter Info
Partenariat juteuxEn même temps que son armée détruisait systématiquement ces projets européens, Israël parvenait avec l'UE à un accord très profitable à l'Etat hébreu. "Cet accord d'association donne à Israël beaucoup d'avantages dans sa relation avec l'Union européenne, aussi bien au niveau politique qu'au niveau économique", s'est félicité le ministre israélien des... |